Sujet de recherche : le diabète
Les faits
- Lorsque les Nations Unies ont adopté en 2006 une résolution historique reconnaissant le diabète comme une maladie chronique, débilitante et coûteuse, il s'agissait de la première fois qu'une maladie non infectieuse était désignée comme une menace à la santé mondiale.*
- Le diabète de type 2 était autrefois appelé « diabète de l'adulte », la maladie frappant généralement après l'âge de 40 ans. En raison de l'épidémie d'obésité, la maladie est de plus en plus commune chez les jeunes, y compris chez les adolescents.**
- Plus de 2 millions de Canadiens sont diabétiques. On estime à 246 millions le nombre de personnes dans le monde qui sont atteintes du diabète, mais ce nombre devrait augmenter à 380 millions en 2025.***
Sources :
* Fédération internationale du diabète, Résolution sur le diabète des Nations Unies (en anglais seulement);
** Association canadienne du diabète (en anglais seulement);
*** Association canadienne du diabète (en anglais seulement).
Trouver des solutions
Une découverte pourrait aider les victimes du diabète au stade avancé
Le Dr David Hess de l'Université Western Ontario a trouvé comment faire croître de nouveaux vaisseaux sanguins. Cette découverte est une bonne nouvelle pour les victimes du diabète au stade avancé, qui développent parfois des maladies artérielles périphériques en raison de la mauvaise circulation sanguine dans leurs membres. Avec l'aide des IRSC, le Dr Hess a isolé trois types de cellules souches de moelle osseuse humaine et les a injectés dans des souris, où elles ont formé de nouveaux vaisseaux sanguins et amélioré la circulation sanguine. Les résultats de la recherche sont parus dans la revue Blood, et la société biopharmaceutique américaine Aldagen a maintenant reçu le feu vert de la Food and Drug Administration pour soumettre la technique du Dr Hess à des essais cliniques sur 21 patients souffrant de maladies artérielles périphériques en phase terminale.
La formation sur le diabète motive les pharmaciens à s'engager davantage
Plus les pharmaciens reçoivent de formation en gestion du diabète, plus ils s'engagent dans des activités utiles aux victimes de la maladie, selon les résultats d'une étude financée par les IRSC. Le Dr Scot Simpson de l'Université de l'Alberta a mené une enquête auprès des pharmaciens de sa province, en les regroupant selon leur formation : les éducateurs agréés sur le diabète, les pharmaciens ayant terminé au moins un cours sur le diabète dans le cadre de leur formation continue et les pharmaciens n'ayant pas reçu de formation sur le diabète. Il a découvert que les éducateurs agréés sur le diabète se livraient à beaucoup plus d'activités – comme l'éducation des patients sur l'autosurveillance de la glycémie, la gestion de l'hypoglycémie et la pharmacothérapie – que les pharmaciens ayant reçu moins de formation. Les pharmaciens les mieux formés avaient aussi une attitude plus positive à l'égard du diabète et de sa gestion. Les résultats de l'étude ont été publiés en mai dans la Revue des pharmaciens du Canada.
Reprogrammer les cellules intestinales pour produire de l'insuline
Une équipe de chercheurs canadiens a mis au point une nouvelle approche de traitement du diabète. Sous la direction du Dr Timothy Kieffer de l'Université de la Colombie-Britannique, l'équipe financée par les IRSC a trouvé comment manipuler les cellules qui tapissent l'intestin pour qu'elles se chargent de produire l'insuline à la place du pancréas. Bien que le diabète soit traitable, des millions de personnes dans le monde doivent faire face au défi quotidien de surveiller leur glycémie et de s'administrer des injections pour compenser la production insuffisante d'insuline par les cellules bêta pancréatiques. Si la technique du Dr Kieffer fonctionne sur les humains, la vie pourrait devenir beaucoup moins compliquée pour les nombreuses victimes du diabète insulinodépendant. Cette nouvelle recherche prometteuse – actuellement menée sur des animaux – a fait l'objet d'un article dans le Journal of Molecular Medicine.
Pour de plus amples renseignements
L'Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète des IRSC (INMD des IRSC) travaille à enrichir nos connaissances sur la saine alimentation, la vie active et le poids corporel sain, ainsi qu'à réduire le fardeau associé à l'obésité et aux maladies connexes, comme le diabète, par l'excellence en recherche. Pour en savoir plus sur ces priorités et d'autres activités de l'INMD des IRSC, consulter le site Web de l'Institut.
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